Voici une autre vidéo qui nous emmène plus précisément dans les splendeurs de Nikko.
On retrouve entre autre les trois singes de la sagesse. Mais savez vous ce qu'ils représentent précisément ? En japonais, les trois singes sont appelés : - Mizaru, ce qui signifie "je ne vois ce qu'il ne faut pas voir" - Kitazaru, "je n'entends ce qu'il ne faut pas entendre" - Iwazaru, "je ne dis ce qu'il ne faut pas dire" " Ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal", à celui qui suit cette maxime, il n'arrivera que du bien ...
Lors de notre semaine à Tokyo, nous devrions passer une journée à Nikko.
Nikko, à deux heures de train de Tokyo, est à la fois une merveille de beauté naturelle et le site d'incontournables chefs-d'œuvre architecturaux du Japon. Il fait partie du Patrimoine Mondial de L'UNESCO depuis 1999. Le sanctuaire de Toshogu, terminé en 1636 et dédié au fondateur du shogunat des Tokugawa, est le point de convergence de la ville. La plupart des édifices des sanctuaires ainsi que de nombreux éléments ont été classés Trésors Nationaux ou Patrimoine culturel important.
Le Pont Shinkyo ou « Pont Sacré » s'élève avec grâce au dessus de la rivière Daiya. Le Pont Sacré, entièrement laqué de vermillon, forme une arche gracieuse au dessus de la rivière Daiya. Son raffinement contraste avec la nature sauvage de la gorge. La légende rapporte que l'ermite à l'origine de Nikko a traversé la rivière porté par deux serpents, représentés aujourd'hui par le pont. A l'époque féodale, seul l'empereur avait le droit de traverser le pont. Il ouvre sur tout le site de Toshogu par un parc de 16 000 cèdres.
Construit en 1636 à la mémoire de Ieyasu, fondateur du shogunat Tokugawa, le sanctuaire de Toshogu est la principale attraction de Nikko. Contrairement aux autres sanctuaires shinto, caractérisés par une architecture épurée se fondant dans le paysage environnant, ce sanctuaire est une exubérance de couleurs, d'applications de feuilles d'or et de sculptures en tous genres. On y trouve notamment la célèbre sculpture des Trois singes de la sagesse (« Je n'entends pas ce qu'il ne faut pas entendre, je ne dis pas ce qu'il ne faut pas dire, je ne vois pas ce qu'il ne faut pas voir ») ainsi que celle du Chat dormant. La plupart des bâtiments sont classés Trésors nationaux ou Biens culturels importants.
Le Lac Chuzenji resplendit particulièrement début mai, avec l'éclosion en couleur des fleurs de cerisiers et en octobre, lorsque les feuilles revêtent leur parure automnale. A 5 mn de marche de l'arrêt de bus Chuzenji Onsen se trouve la cascade Kogen, une des plus célèbres du Japon. Une promenade de 15 mn nous mènera au Temple de Chuzenji qui abrite la fameuse statue de la Déesse aux Mille Bras.
La tour de Tokyo est le symbole de la capitale japonaise et un lieu d'attraction touristique majeur de la ville. Elle était le plus haut bâtiment de tout le Japon avec ses 333 mètres (9 de plus que la tour Eiffel) jusqu'en 2012. C'est peu dire que les japonais sont fiers que leur tour soit plus haute que la fameuse tour parisienne. Néanmoins son aspect est proche puisque c'est la Tour Eiffel qui a inspiré son design! Si vous êtes de passage à Tokyo, ne la loupez surtout pas, elle vaut le déplacement et la vue que vous aurez de son sommet est une des plus belles de tout Tokyo
Les travaux commencèrent en juin 1957 et la tour fut ouverte au public le 23 décembre 1958. Les objectifs visés étaient nombreux : servir de structure de support pour assurer la diffusion de stations de radios et de télé, dont la NHK, dans la région du Kanto, symboliser le boom économique japonais des années 50, montrer au reste du monde son ascension comme superpuissance mondiale...
La tour comprend plusieurs galeries, des musées (dont un consacré aux records du livre Guiness des records), des restaurants, des magasins de souvenirs, un aquarium de 50 000 milles poissons mais sa principale attraction ce sont les deux observatoires d'où on peut observer tout Tokyo à 360 degrés! Le premier observatoire (observatoire principal) est à 145 mètres de hauteur et comporte quelques magasins en plus d'un temple shintoïste! Le deuxième observatoire (observatoire spécial) est perché à 250 mètres et les murs sont entièrement en verre, d'où une superbe vue sur Tokyo (par temps clair on peut même voir le mont Fuji). Cette tour est visible de beaucoup d'endroits de Tokyo et sert souvent de point de repère, notamment le soir où elle est illuminée par 176 lumières lui donnant une belle teinte orangée. A noter qu'elle est peinte en rouge et blanc, ce qui, selon moi, n'est pas du meilleur effet.
Données techniques
Hauteur : 333 mètres (Tour Eiffel : 324 mètres)
Poids : 4000 tonnes (Tour Eiffel : 7000 tonnes)
Couleurs : rouge et blanche
Début des travaux : juin 1957
Ouverture au public : 23 décembre 1958
Architecte : Tachu Naito
Adresse : arrondissement de Minato (Shiba-koen 4-2-8, Minato-ku)
Depuis 2012, Tokyo a une nouvelle tour symbole la Sky Tree Tower, mais je vous en parlerai plus tard...
Un lot de deux melons s'est vendu un million de yens (10.000 euros) au mois de Mai lors d'une vente aux enchères dans le nord du Japon, un prix élevé mais, crise oblige, qui est très loin du record établi en 2008. Un acheteur inconnu a emporté la paire de melons Yubari, à la chair orange, au premier jour de la saison des ventes à Sapporo, dans l'île septentrionale de Hokkaido.
En 2008, un lot identique de deux melons produits dans l'ex-ville minière de Yubari (nord) s'était vendu aux enchères 2,5 millions de yens. Au Japon, où une simple pomme peut coûter plus de 4 euros et un panier de cerises environ 80 euros, les consommateurs sont habitués à payer le prix fort pour des fruits de qualité.
Et non les Japonais ne mangent pas que des Sushis.
Voici une petite liste des plats traditionnels japonais que nous devrons goûter.
Ramen ラーメン
Nouilles dans un bouillon garni de petits morceaux de viande et de légumes. Il existe plusieurs sortes de Ramen et de soupe.
Yakiniku 焼 肉
Fines tranches de boeuf et légumes grillé au charbon de bois ou brûleur à gaz et trempé dans une sauce soja sucré.
Okonomiyaki お好み焼き
Un genre de crêpe salée contenant une variété d’ingrédients (nouille, choux, lard, …). Okonomi signifie littéralement ce que vous aimez, et yakisignifiegrillé. Chaque région du Japon à sa recette
Yakitori 焼き鳥
Brochettes de poulet grillé sur du charbons de bois. L’appellation yakitori peu faire référence a tous ce qui est en brochette cuit au charbon, sans forcement que ce soit du poulet.
Sushi 寿司
Tranche de poisson cru mis sur une boulette de riz vinaigré. Le maki-sushi qui est un sushi enroulé dans de l’algue, est le plus connu hors du Japon.
Gyoza 餃子
Ravioli frit à la poêle dont la farce est constituée de viande hachée parfumée aux herbes, mais peut être uniquement végétale. Peut être également cuit à la vapeur.
Sukiyaki すき焼き
Fines tranches de boeuf et de légumes cuits dans un pot de fer de faible profondeur dans un mélange de sauce soja, de sucre et de mirin.
Yakisoba 焼きそば
Soba (nouille de sarrasin et de blé) sautés avec des morceaux de porc et des légumes et assaisonnés avec de la sauce pour Yakisoba.
Tempura天ぷら
De fines lamelles de légumes et de fruits de mer légèrement trempé dans de la pâte ensuite brièvement frits dans l’huile bouillante et mangé avec une sauce tentsuyu ou saupoudrés de sel.
Udonうどん
Grosse nouille de farine de blé généralement servit chaud dans une soupe à la sauce soja. Une parfaite combinaison pour manger des Tenpura.
Une geisha est une femme japonnaise dédiant sa vie à la pratique des arts traditionnels. Le mot "geisha" peut s'interpréter comme "personne d'arts". Les geisha étaient très nombreuses aux XVIIIe et XIXe siècle. Elles existent encore aujourd' hui. À Kyoto, les geisha sont dénommées "geiko". Les apprenties geisha sont appelées "maiko".
Les geisha sont le résultat de l'évolution des "taikomochi" ou "hokan", équivalents aux bouffons du Moyen Âge en Europe. Ainsi, les premiers geisha étaient des hommes. Au début de leur intégration aux geisha, les femmes étaient appelées "onna geisha" (littéralement : geisha femme). Aujourd'hui, toutes les geisha sont des femmes. Les geisha étaient traditionnellement entrainées depuis leur petite enfance. Les jeunes filles étaient vendues par les familles pauvres à des maisons de geisha (les Okiya) qui se chargeaient de les élever et de les entraîner. Durant leur enfance, elles travaillaient comme bonnes, puis comme assistantes dans les maisons de geisha pour contribuer à leur entraînement mais aussi pour assurer le coût de leur éducation. C'est une forme d'entraînement traditionnelle au Japon et qui perdure encore aujourd'hui, dans laquelle l'étudiant vit chez son maître, l'aide, le regarde pratiquer, l'assiste et exécute les tâches ménagères. Cet entraînement dure souvent plusieurs années. Devenir une geisha est aujourd'hui un acte entièrement volontaire, qui se fait en général vers quinze ans. L'apprentissage reste néanmoins long et difficile.
Elles commençaient dès leur plus jeune âge à pratiquer un vaste éventail d'arts, comme la pratique d'instrument de musique (en particulier le shamisen) et les chants traditionnels, la danse traditionnelle, la "chanoyu" (cérémonie du thé), "l'ikebana" (composition florale), la poésie et la littérature japonaise. En regardant et assistant leurs aînées, elles apprenaient le port du kimono, l'art de la conversation, différents jeux, et le rapport au client. Une fois devenues apprenties geisha, c'est-à-dire des maiko, elles accompagnaient des geisha dans les maisons de thé, aux réceptions et banquets. Cette méthode d'entraînement persiste encore aujourd'hui mais elle est raccourcie, étant donné que la majeure partie des geisha le deviennent à la fin de l'adolescence.
Les geisha ne sont pas des prostituées mais plutôt des hôtesses. Bien qu'autrefois, il était possible et presque systématique d'acheter leur virginité (un évènement appelé "mizuage"), elles n'étaient pas forcées d'avoir des relations sexuelles avec leurs clients, ni même avec l'homme qui avait payé beaucoup d'argent pour acheter leur virginité. C'est sur ce plan que leur nom est resté dans l'appellation boules de geisha. Aujourd'hui, les geisha n'entrent plus dans les maisons de geisha dès leur enfance.
Un torii (litt « là où sont les oiseaux ») est un portail traditionnel japonais. Il est communément érigé à l’entrée d'un sanctuaire shintoïste, afin de séparer l’enceinte sacrée de l’environnement profane.
Du fait de sa fonction de séparation symbolique du monde physique et du monde spirituel, chaque torii traversé lors de l'accès à un temple doit être retraversé dans l'autre sens afin de revenir dans le monde réel. Il n'est pas rare de voir des japonais contourner un torii lorsqu'ils pensent ne pas repasser plus tard par cet endroit.
On pense que les premiers torii se sont développés au Japon. Des écrits anciens attestent de leur présence au xe siècle. Ils étaient communs dès le milieu de la période Heian. L'origine des torii semble devoir être rapprochée de celle des torana bouddhistes, en Inde et au Népal. L’usage des torii pourrait s’être développé progressivement. Les temples devaient initialement être délimités par quatre poteaux, un à chaque angle ; une corde tendue entre les poteaux marquait ainsi la limite entre l’emprise sacrée du temple et l’extérieur. Deux poteaux plus grands ont ensuite été rajoutés au milieu du côté se prêtant le plus à l'accès au temple ; la corde aurait ainsi été rehaussée entre ces deux poteaux, afin de permettre aux prêtres d’entrer (de tels exemples sont encore visibles aujourd’hui, notamment au temple d'Oomiwa, préfecture de Nara). La corde a été remplacée par un linteau de bois ; pour renforcer la structure de l’ensemble, on rajouta un second linteau : on obtient ainsi un shinmei torii de base. La corde tendue entre les quatre poteaux d’angle a également évolué pour devenir, plus communément, une clôture en bois.